Entre fermeté contre Israël et complaisance envers les djihadistes syriens, la diplomatie d’Emmanuel Macron révèle des contradictions de plus en plus difficiles à ignorer au Moyen-Orient.
Que se passe-t-il à l’Élysée ?
Mais vraiment ?
Quelqu’un peut-il donner une explication à la diplomatie du président Emmanuel Macron ?
C’est tout de même une époque étrange.
Son ministre Jean-Noël Barrot interdit Itamar Ben-Gvir et menace, comme LFI, de suspendre l’accord UE-Israël.
Soit.
Mais dans le même temps, ce même président Macron, comme l’Europe, passe des accords avec un gouvernement composé de djihadistes en Syrie.
Pire : ils le soutiennent et le financent avec des milliards. Ils l’invitent aux sommets européens et au G7.
Ils l’honorent.
Quelle ignominie.
Comment expliquer cette indignation à géométrie variable autrement que par une hostilité viscérale supposée envers Israël et, quelque part, certains pourraient le penser, une sorte d’antisémitisme qui ne dit pas son nom ?
Comment se fait-il qu’une diplomatie déroule le tapis rouge à un djihadiste ayant du sang français sur les mains, tout en interdisant un ministre israélien déjà condamné par une grande partie du gouvernement et de la société israélienne ?
Comment est-il possible que le gouvernement français, et Emmanuel Macron lui-même, ne menacent jamais ce régime syrien djihadiste qui massacre les minorités et les chrétiens, et ne disent presque rien des exactions islamistes en Syrie, qui n’ont pourtant jamais cessé depuis que Macron a pris dans ses bras le djihadiste de Damas ?
Depuis quelques mois, le président Macron s’est activé pour, soi-disant, œuvrer pour la paix en promouvant la solution à deux États. Hormis le fait que le timing est considéré par beaucoup comme une récompense du pogrom du 7 octobre, le président Macron a contacté, dialogué, téléphoné et rendu visite à tout le monde pour cette solution… sauf à Israël.
Je l’ai dit : ce n’est pas une position d’arbitre pour la paix. C’est un véritable alignement avec des États qui ont dans leur ADN la haine et le rejet d’Israël. C’est une coalition contre Israël que le président Macron a voulu mener, et non une véritable volonté de paix.
De même pour le dossier libanais : dès l’annonce du dialogue direct entre Israël et le Liban, le président Macron a cherché à coaliser et rassembler l’Égypte et l’Arabie saoudite contre ce dialogue direct. La France a ainsi combattu une dynamique de paix alors qu’elle aurait pu être un acteur principal d’intermédiation.
Pire encore : la France a toujours cherché à épargner le Hezbollah au Liban, mouvement construit autour d’un seul projet : la destruction d’Israël. Macron a voulu préserver et imposer ce mouvement au Liban alors qu’il savait parfaitement que seule la haine des Juifs anime ce proxy des mollahs iraniens.
Toute une série de décisions qui montrent, au mieux, une volonté obsessionnelle de se faire applaudir par les ennemis d’Israël et, au pire, une hostilité viscérale envers Israël que l’on ne peut que constater.
Macron n’œuvre pas pour la paix. Toute sa politique montre qu’il œuvre à bâtir une coalition contre Israël, composée précisément de ceux qui alimentent la haine des Juifs depuis des décennies.
Et les macronistes ?
Comment expliquer leur silence, eux qui prétendent combattre l’antisémitisme et la haine d’Israël ?
Ne voient-ils vraiment pas que la diplomatie de ce président semble structurée autour d’une hostilité obsessionnelle envers Israël ? Autour d’une seule volonté : se faire applaudir par les antisémites ?
Faire converger et fédérer les ennemis d’Israël : voilà ce que la diplomatie française du président semble surtout avoir comme projet ces dernières années.
Comment expliquer cela ? Je ne pense pas que le président Macron soit antisémite, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que ses décisions et sa diplomatie sont fortement applaudies par les antisémites.
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