Islamisation de la Syrie. De Tartous aux rapts de femmes alaouites, comment l’Occident et l’Europe en particulier accompagne la transformation djihadiste de la Syrie au nom du « pragmatisme »
Regardez ce que l’Occident est en train de faire de la Syrie.
Ma mère est alaouite. Je connais la côte syrienne, ses montagnes, ses villages, ses plages. J’y ai passé tous mes étés. C’était une société méditerranéenne, ouverte, vivante. Les femmes alaouites y étaient libres, découvertes, modernes. À part quelques personnes âgées, je n’y ai presque jamais vu de femmes voilées. Encore moins de niqabs ou de burqas. Jamais.
Et aujourd’hui, que voit-on dans cette même région alaouite ?
La promotion du niqab et des vêtements islamiques féminins les plus rigoristes.
À Tartous, une jeune femme en niqab se filme avec deux petites filles elles aussi voilées intégralement devant le jardin central de la ville. Sur les réseaux sociaux syriens, des campagnes salafistes organisées diffusent désormais ces images comme modèle de société.
Quelle désolation pour des générations de femmes syriennes qui se sont battues pour leur liberté.
Quelle douleur pour les femmes alaouites kidnappées, humiliées et forcées à se convertir.
Quel drame de voir ces scènes en plein pays alaouite.
Et tout cela n’est pas spontané.
Selon de nombreux témoignages et observateurs syriens, ces campagnes sont organisées par des groupes salafistes liés aux milieux de Hayat Tahrir al-Cham (HTS) et soutenus par le régime de Joulani. Elles sont protégées par des milices de la « sécurité publique ». Des vêtements rigoristes et des ouvrages salafistes sont distribués jusque dans certaines écoles et sur les réseaux sociaux.
Autrement dit :
une entreprise d’islamisation idéologique est en cours en Syrie.
Et pendant ce temps, l’Europe finance ce régime.
Oui, finance.
Et Emmanuel Macron a été le premier dirigeant occidental à dérouler le tapis rouge au djihadiste de Damas, au nom du « pragmatisme » et de la « stabilité ».
Voilà le résultat.
Les amis de Macron kidnappent aujourd’hui des femmes alaouites en Syrie.
Car pendant que l’Europe continue de financer le régime islamiste syrien, des milices djihadistes liées à Joulani poursuivent les rapts de femmes alaouites parce que, selon leur doctrine obscurantiste, elles seraient des femmes de « kouffars », donc un butin de guerre légitime du jihad contre les infidèles.
Regardez bien, Monsieur Macron :
ces femmes sont kidnappées par les alliés idéologiques de celui que vous avez honoré à l’Élysée.
Par les héritiers de la même matrice djihadiste.
Par des hommes nourris par la même haine de l’Occident, des minorités et des Juifs.
Et pourtant, vous continuez à parler de féminisme.
Quelle imposture.
L’histoire retiendra surtout que vous avez été le premier dirigeant occidental à offrir une telle légitimité internationale à un ancien chef djihadiste pendant que ses milices et ses alliés imposaient la peur, les conversions forcées et l’enfermement des femmes.
Comment Emmanuel Macron, qui veut interdire les réseaux sociaux aux mineurs en France, peut-il soutenir un régime qui utilise l’argent occidental pour laver le cerveau des enfants syriens ?
Comment peut-on continuer à envoyer des milliards à un pouvoir qui laisse prospérer les rapts de femmes alaouites et la propagande salafiste ?
Comment les diplomaties européennes peuvent-elles se taire face à cela ?
Comment l’Occident ne voit-il toujours pas que ces réseaux salafistes veulent transformer la Syrie en laboratoire idéologique islamiste aux portes de l’Europe ?
Et l’Europe paie cela.
La France paie cela.
Imaginez la Syrie de la prochaine génération :
une génération élevée dans le salafisme, la haine des minorités, l’enfermement des femmes et le rejet de l’Occident… avec l’argent des contribuables européens.
À ce point-là, nos dirigeants ont-ils perdu la tête ?
À ce point-là ont-ils perdu l’honneur ?
À ce point-là sont-ils prêts à se soumettre aux pires ennemis de la liberté, de l’Europe et de l’Occident ?
Car ce qui se joue aujourd’hui en Syrie ne concerne pas uniquement les Syriens.
Ce qui se joue là-bas annonce aussi ce que l’Europe accepte désormais de tolérer chez elle-même.
