La diplomatie française prétend que, grâce à « l’initiative française pour la solution à deux États », des pays arabes vont reconnaître Israël. C’est faux, et c’est un mensonge grossier.
1. Les Accords d’Abraham ont déjà ouvert la voie
Depuis 2020, plusieurs pays arabes ont normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des Accords d’Abraham sous l’égide de Donald Trump. Et fait crucial : cela s’est fait sans passer par la cause palestinienne. Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Maroc et le Soudan ont franchi ce pas, sans aucune initiative française.
Emmanuel Macron, lui, n’a jamais soutenu ces accords. Pour un président qui se dit « artisan de paix », c’est un échec flagrant. Même l’Arabie saoudite était prête à s’engager dans ce processus avant le 7 octobre. Là encore, Macron n’a rien encouragé.
Qu’il vienne aujourd’hui nous expliquer que c’est grâce à lui que ces pays reconnaîtront Israël est une pure escroquerie politique, destinée à tromper ceux qui ne connaissent pas le Moyen-Orient.
2. L’exemple trompeur de l’Égypte et de la Jordanie
Macron feint d’oublier que l’Égypte et la Jordanie ont signé la paix avec Israël il y a plus de 45 ans, bien avant sa naissance ou presque. Elles n’ont pas eu besoin de lui.
Or, cette reconnaissance officielle n’a jamais empêché la culture de haine de perdurer dans les rues égyptiennes et jordaniennes. Pire encore : l’Égypte, tout en ayant un traité de paix, a largement contribué au soutien logistique du Hamas via les tunnels de contrebande, et vient même d’annoncer qu’elle était prête à protéger ses dirigeants.
Cela prouve que « réaffirmer la reconnaissance » ne sert strictement à rien sans un travail en profondeur sur l’éducation et la déconstruction de la haine. Mais Macron, naïf ou cynique, préfère y voir une grande avancée. Il fait tout à l’envers, quitte à faire perdurer la haine plutôt que construire la paix.
Opportunisme oblige, il veut faire croire qu’il agit pour la paix, alors qu’il flatte en réalité les franges les plus hostiles et antisémites de la rue arabe. En réalité, il œuvre avec des régimes qui n’ont jamais voulu de véritable paix, et il coalise avec eux contre Israël… au nom de la paix. Voyez-vous l’arnaque ? C’est non seulement une imposture, mais aussi une politique contre-productive.
3. Le cas de la Syrie
D’autres pays, comme la Syrie, pourraient un jour envisager une normalisation avec Israël. Mais là encore, Macron n’y est pour rien. Ce sont les Américains qui mènent les discussions, et c’est Israël qui exerce la pression militaire directe sur Damas.
Même après avoir reçu en grande pompe le président syrien islamiste Joulani, Macron n’a eu aucune influence réelle sur la paix avec Israël. Bien au contraire : au cours de la conférence de presse, il a cherché à attiser la haine, là où Trump avait conditionné la levée des sanctions contre la Syrie à un accord de paix avec Israël. Voyez-vous la différence ?
Si demain la Syrie normalise avec Israël, ce sera grâce à la stratégie américaine et israélienne, pas à l’initiative française ni à une hypothétique « solution à deux États ».
Conclusion
Alors, de quels pays arabes Macron parle-t-il exactement ?
En réalité, il ment. Il fabrique un récit pour se donner un rôle qu’il n’a jamais joué et qu’il n’aura jamais au Moyen-Orient. Sa prétendue diplomatie de paix n’est qu’un habillage : derrière, il n’y a que l’opportunisme, le cynisme et la volonté de plaire aux ennemis d’Israël.
